Informations générales

Superficie : 18 576 km²

Capitale : Nouméa (2,705 millions d’habitants en 2016)

Villes principales :

Nature du régime : Régime démocratique

Présidente de la République : Mme ING-WEN Tsai

Premier ministre : Charlot Salwai

Monnaie : 119.3317 franc pacifique (XPF) = 1 €

Population : 268 767 habitants (2014), densité : 649 pers. /km²

Langue : français

Histoire

Port-de-France, rebaptisée Nouméa en 1866, est un modeste havre bâti dès 1854 dans un espace contraint entre collines et marécages. Ce sont les remblais (centre-ville, Vallée du Tir, Rivière-Salée, île Nou…) et les buttes arasées (Conneau, Montagne Coupée…) qui, en bientôt 160 ans, ont rythmé le développement de la ville et en ont fait une si belle métropole.

Un siècle et demi après sa naissance, la ville si proche du paradis a su préserver quelques-unes de ses merveilles architecturales, à l’image de la maison Célières ou du château Hagen. Un patrimoine, infiniment riche, qui contribue à faire le charme et à entretenir la réputation de la capitale.

En 1854, le capitaine de vaisseau Louis Tardy de Montravel cherche à établir, au sud-ouest de la colonie, un nouveau poste militaire fortifié. Après avoir songé à la baie de Saint-Vincent, il choisit celle de « Numéa », dotée d’une rade profonde et bien abritée des vents dominants. Il en prend possession et baptise le site « Port-de-France » le 25 juin 1854. Une grande partie de la ville d’aujourd’hui est alors sous les eaux.

Montravel commence par faire édifier le fort Constantine (du nom de son navire) sur une butte dominant le rivage en face de l’île Nou. En 1855, le premier plan de la ville est réalisé par l’officier du Génie Paul Coffyn. Il comprend 810 lots de 3,2 à 16,4 ares. Il sera révisé en 1869. Coffyn prévoit également l'arasement d’une petite colline, la butte Conneau, afin d'aménager le port avec une jetée. Les travaux qui débutent en 1857 dureront vingt ans ! Ils permettront de remblayer la plus grande partie de ce qui constitue aujourd’hui le centre-ville.

Mais Montravel a élu un site dépourvu de source ou de rivière. Le manque d’eau potable devient vite un problème majeur. Il faudra attendre 1877 pour qu’une canalisation d’une douzaine de kilomètres relie la ville à un captage sur la rivière Yahoué.

Le 26 juin 1859, Port-de-France devient une commune par décision du Commandant particulier, avec un maire et un corps municipal de onze membres nommés par l’Administration. Mais l'institution municipale est dissoute l’année suivante. Un nouveau conseil sera nommé… quatorze ans plus tard. Entre-temps, le 2 juin 1866, Port-de-France a pris le nom de Nouméa, pour éviter toute confusion avec Fort-de-France, en Martinique…

Situation géographique 

La Nouvelle-Calédonie est un territoire français d’outre-mer situé dans le Pacifique-Sud, à 1 500 km à l’est de l’Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande. Elle est constituée d’une île principale, la Grande Terre, et de 3 îles, les Îles Loyauté, qui représentent une sur- face totale de 18 576 km². Sa zone économique exclusive couvre 1 450 000 km2. La Nouvelle-Calédonie constitue le troisième plus grand territoire du Pacifique. Située à 17 000 kilomètres de la France, elle fait partie de l’un des trois territoires français du Pacifique-Sud, avec la Polynésie française et Wallis-et-Futuna. La Nouvelle-Calédonie abrite le plus grand lagon fermé du monde et 30% des récifs coralliens « pristines » de la planète. En juillet 2008, six zones coralliennes ont été inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Climat 

Exposée aux alizés, la Nouvelle-Calédonie connaît un cli- mat tropical tempéré, qui alterne saison chaude et saison fraîche. Les températures maximales (au-delà des 30°C) sont enregistrées de décembre à février et les minimales (en dessous des 20°C) de juin à août.

La chaîne centrale, barrière montagneuse, sépare la côte ouest de la côte est et marque une différence nette de climat entre les deux côtes. L’Ouest, plutôt sec, est le domaine des savanes à niaoulis et des grandes exploitations de bétail.

L’est, plus humide et plus luxuriant, est composé de grandes forêts épaisses qui envahissent les pieds des montagnes et d’un littoral plus étroit. Le point culminant de l’île est le mont Panié (1 629 m).

Les infrastructures de communication

La Nouvelle-Calédonie dispose d’infrastructures de communication développées. Elle bénéficie d’un réseau routier de plus de 5 400 kms de routes. Le territoire est doté d’un aéroport international, qui représente l’une des plateformes les plus importantes du Pacifique insulaire, et de dix aérodromes domestiques. Le port autonome de Nouméa est le 1er dans l’Outre-Mer français en tonnes de marchandises, et le 9e port français. La Nouvelle-Calédonie offre une couverture mobile et un réseau numérique à très haut débit sur l’ensemble du territoire grâce au déploiement de la fibre optique. Un câble sous-marin relie déjà l’archipel à l’Australie et un second câble doit venir sécuriser le premier, permettant ainsi à la Nouvelle-Calédonie de devenir un hub au sein du pacifique insulaire.

Les infrastructures publiques

La Nouvelle-Calédonie bénéficie d’un niveau de développe- ment de son administration comparable aux grands pays de la zone. Elle constitue la 4e économie d’Océanie avec seulement 270 000 habitants En 2016, avec l’ouverture du Médipôle, le Territoire s’est doté d’un outil de santé de niveau international, incluant notamment un pôle de cancérologie reprenant les tech- niques de traitement de pointe développées en France métropolitaine. Deux autres projets d’envergure sont en cours de réalisation et devraient ouvrir leurs portes en 2018 : le Pôle hospitalier privé de Nouville (PHP) et le Centre hospitalier du Nord (CHN). En outre, la Nouvelle-Calédonie dispose d’un niveau d’enseignement primaire, secondaire et supérieur diversifié, public et privé, de niveau comparable à celui des grands pays européens. Grâce à l’élargissement croissant des formations proposées, l’Université de Nouvelle-Calédonie accueille près de 30 % d’étudiants de plus qu’il y a dix ans. Le nombre d’inscrits en classes supérieures et préparatoires aux grandes écoles a, quant à lui, plus que doublé. Enfin, le Territoire dispose d’un Centre IRD (Institut de Recherche pour le Développement), celui de Nouméa étant l’implantation principale dans l’outre-mer tropical français. Les recherches du centre sont focalisées sur l’environnement, les ressources et la santé. L’IRD de Nouvelle-Calédonie contribue par ailleurs au rayonnement du Territoire dans la région en assurant le lien avec les instituts basés à Fidji, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Vanuatu et Wallis-et-Futuna.

Le système institutionnel

La Nouvelle-Calédonie est une collectivité sui generis de la République Française qui trouve son fondement institutionnel dans l’Accord de Nouméa de 1998. Elle jouit d’une importante autonomie législative et administrative.

L’État est représenté par le haut-commissaire de la République, chargé des pouvoirs régaliens (défense, ordre public, justice, monnaie, affaires étrangères) et du contrôle budgétaire et de légalité sur les collectivités locales.

Les institutions locales comprennent le congrès, le gouvernement, les assemblées de provinces, le sénat coutumier, le conseil économique, social et environnemental, et les conseils coutumiers :

Le congrès est l’assemblée délibérante de la Nouvelle-Calédonie. Il est composé de 54 membres issus des assemblées de chaque province qui votent les délibérations et les lois du pays.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est l’exécutif du territoire. Il est élu par le congrès. Il arrête les projets de délibérations et de lois du pays à soumettre au congrès.
C’est un gouvernement collégial au sein duquel sont proportionnellement représentés l’ensemble des groupes politiques du congrès.

Le sénat coutumier composé de 16 membres, représente les huit aires coutumières calédoniennes. Son avis doit être sollicité (obligatoirement ou facultativement selon les cas) lors de l’adoption de textes relatifs à l’identité kanake. Les provinces Sud, Nord et îles Loyauté sont constituées d’une assemblée élue pour 5 ans par les citoyens. Elles disposent des compétences de droit commun.

Les principaux indicateurs économiques

La situation économique du pays

Sur la période 2002-2013, la croissance annuelle moyenne du PIB est estimée à 6,2 % en valeur nominale et à 3,5 % en valeur réelle (c’est-à-dire corrigée de l’évolution des prix), portée par la construction de deux usines de nickel de classe mondiale.

L’économie de la Nouvelle-Calédonie étant très dépendante des cours du nickel, le gouvernement a lancé en 2014 une politique de diversification de l’économie afin de favoriser la croissance, la compétitivité des entreprises et le développement de l’emploi sur le Territoire. De nombreuses politiques de soutien ont ainsi été initiées en faveur de l’in- novation, l’export, l’agriculture, des énergies renouvelables et de l’industrie de transformation locale.

Le nickel

L’économie de la Nouvelle-Calédonie est fortement dépendante du secteur du nickel. Il représente environ 95 % des exportations en valeur, 20 % du PIB et 20 % des emplois (directs, indirects et induits). La Nouvelle-Calédonie concentre environ 25 % des ressources mondiales et 15 % des réserves. Trois unités métallurgiques de dimension mondiale (les 2 derniers projets ont nécessité plus de 7 milliards d’euros d’investissement chacun) détenues par des groupes internationaux (Vale, Eramet et Glencore) sont localisées sur l’île principale et une quatrième usine, détenue à 51% par des intérêts publics calédoniens, a été construite en Corée du Sud, en partenariat avec le groupe POSCO.

Une fois les capacités de production pleinement atteintes, ces unités, toutes alimentées par les gisements calédoniens, seront capables de produire plus de 200 000 tonnes de nickel contenu, soit 10 % de la consommation mondiale. En plus de cette production industrielle, les mineurs calédoniens exportent des minerais bruts de nickel vers le Japon et la Chine.

L’émergence des nouveaux sites industriels, tant en termes de capacité de production que de technologies déployées, est issue de la volonté de la Nouvelle-Calédonie d’accroître la part de valeur ajoutée dégagée localement par la filière et de favoriser le rééquilibrage économique entre les pro- vinces dans le cadre d’une vision à long terme

Le tourisme

La Nouvelle-Calédonie bénéficie de richesses culturelles et de paysages diversifiés qui la différencient des autres îles du Pacifique. Avec une capitale aux allures de ville balnéaire française, elle incarne la « French Touch » du Pacifique, fusionnée aux cultures mélanésienne et océanienne. L’offre d’hébergements disponibles est diversifiée, allant de l’accueil en tribu aux hôtels cinq étoiles de marques internationales (Le Méridien, Sheraton, Hilton, etc.). La multitude d’activités terrestres et nautiques permet de cibler un large éventail de marchés de niche.

La Nouvelle-Calédonie attire chaque année plus de 115 000 touristes, un chiffre en constante augmentation, et, en 2016, plus de 500 000 croisiéristes, faisant du Territoire le second port de croisière français après Marseille. Fin 2016, le gouvernement et les provinces ont initié une nouvelle stratégie de développement touristique, privilégiant le développement d’un tourisme durable, encourageant la construction de nouveaux hôtels et renforçant la notoriété de la Nouvelle- Calédonie dans la région et auprès des nouveaux marchés émetteurs tels que la Chine.

Les objectifs de fréquentation fixés par la nouvelle stratégie s’élèvent à 200 000 touristes et plus d’un million de croisiéristes à l’horizon 2025.

Les relations extérieurs

Conformément à son statut institutionnel et au principe de souveraineté partagée applicable, selon l’Accord de Nouméa, à l’exercice des relations internationales, la Nouvelle-Calédonie dispose d’importantes compétences en la matière.

La politique extérieure du gouvernement s’articule autour de trois axes :

Tout d’abord, le renforcement de son action multilatérale.

La Nouvelle-Calédonie est membre de nombreuses organisations régionales techniques. Elle accueille à Nouméa le siège de la Communauté du Pacifique (CPS), la principale de ces organisations.
En 2016, elle devenue membre à part entière du Forum des Iles du Pacifique, la plus grande organisation régionale politique, cette adhésion lui permettant de prendre pleinement part aux grandes décisions régionales. A cela s’ajoute l’adhésion récente de la Nouvelle-Calédonie à l’Organisation internationale de la francophonie et le pro- jet d’adhérer dès 2017 à l’UNESCO.

Le développement de ses relations bilatérales

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie entretient des relations soutenues avec plusieurs de ses voisins, dont le Vanuatu, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Il a engagé depuis 2016, un ambitieux processus de renforcement de son dialogue politique avec ces pays. Des accords de coopération ont ainsi été conclus avec le Vanuatu et la Nouvelle-Zélande. Ils définissent les priorités de collaboration avec ces pays. Les prochains accords de ce type devraient être conclus d’ici à la fin de cette année avec l’Australie et les Iles Salomon.

Le développement d’une véritable diplomatie économique

L’intégration régionale de la Nouvelle- Calédonie s’appuie en grande partie, sur le rayonne- ment international de son économie. Le Plan d’orientation pour le soutien à l’export de la Nouvelle-Calédonie, adopté en octobre 2017, définit la stratégie du gouvernement en faveur d’une plus grande projection internationale de ses acteurs économiques. Cette politique internationale contribue directement à l’émancipation institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie

Les investissements directs étrangers

La Nouvelle-Calédonie a observé une baisse des investissements directs étrangers due à la fin des transferts financiers du groupe minier GLENCORE vers sa filiale KNS lors de la construction de son usine. Cependant elle conserve la 3e place du pacifique insulaire en termes de destination d’investissement. Les institutions ont mis en place un cadre d’accueil favorisant les investissements étrangers, comprenant différents outils de soutien, dont la défiscalisation et les aides publiques.

Les spécificités des relations commerciales

La Nouvelle-Calédonie a observé une baisse des investissements directs étrangers due à la fin des transferts financiers du groupe minier GLENCORE vers sa filiale KNS lors de la construction de son usine. Cependant elle conserve la 3e place du pacifique insulaire en termes de destination d’investissement. Les institutions ont mis en place un cadre d’accueil favorisant les investissements étrangers, comprenant différents outils de soutien, dont la défiscalisation et les aides publiques individu.

Par ailleurs, l’accord de Nouméa prévoit de donner la priorité à l’emploi de citoyens calédoniens au sein des entreprises du pays. Les étrangers sont en général étonnés par le caractère informel des relations de travail et par le franc-parler de leurs interlocuteurs. En effet, les Calédoniens sont connus pour être d’un naturel ouvert, direct et spontané dans leur parler, mais restent courtois même en cas de désaccord.